Date de naissance :
1 janvier 1910
Lieu de naissance :
Saléchan (65 ) France
date de décès :
23 mai 1964
Lieu de décès :
Marseille (13) France
Ralliement :
1 septembre 1940 - France libre - Pointe-Noire 100 ( Congo )
Matricules :
Alger 4505
Grade atteint pendant la guerre :
graisseur marine marchande
Ralliement France libre - Pointe-Noire 100 ( Congo )
Marius Ousset était graisseur à bord du Jean Laborde, lorsque, après l'armistice du 22 juin 1940, le paquebot des Messageries maritimes, qui desservait la ligne Chine-Japon, reçut l'ordre de l'amirauté française d'interrompre son voyage vers l'Extrême-Orient. Alors qu'il faisait route de Dakar (Sénégal) à Capetown (Afrique du Sud) le navire rejoignit donc Pointe-Noire (Congo), où il arriva le 26 juin. Le 28 août, le Moyen-Congo ralliait la France libre. Le commandant de la Marine en AEF et le commandant de la défense de Pointe-Noire étaient arrêtés et gardés à vue. Des ordres antérieurs, entretemps annulés, avaient privé le Jean Laborde de pièces essentielles de ses machines déposées à terre. Mais elles lui avaient été rendues à l'insu des autorités locales, ce qui permit au paquebot de quitter Pointe-Noire par surprise dans la nuit du 31 août au 1er septembre. C'est dans ces circonstances, relatées par le commandant du Jean Laborde, qu'une partie de l'équipage abandonna volontairement le bord au moment du départ pour se joindre aux partisans locaux de la France libre :
« Le 1er septembre, vers 1 heure 15, le remontage des pièces étant terminé, je fis appeler l'équipage pour la manoeuvre d'appareillage. A ce moment, une partie de l'équipage, composée en majorité de personnel de la machine, se précipite à la coupée et malgré les observations de Monsieur Gros, Lieutenant, s'enfuit à terre. Plusieurs des fuyards portaient des sacs ou des valises et de la passerelle où je me tenais, j'entendis quelques cris de : "Vive de Gaulle", "Assassins", "On veut nous faire tuer". Dans les conditions où nous nous trouvions, il était indispensable de rester dans le plus grand calme et il ne pouvait être question, le temps étant des plus précieux, de faire des sommations ou d'exhorter ces gens à faire leur devoir. De plus, la présence à bord d'individus qui ne seraient que des éléments troubles ne pouvait être que nuisible à l'exécution de notre projet. Dans la crainte qu'ils n'alertent les gens de terre et pour éviter des incidents qui auraient pu devenir très graves l'appareillage a été poussé encore plus activement que cela n'était prévu. »
Après avoir quitté son bâtiment avec une trentaine d'autres marins, Marius Ousset rallia la France libre.
Selon Alain Mouchet et Bernard Mirambeau (cf. ouvrage cité dans la liste des sources), il quitta Pointe-Noire le 28 janvier 1941 et arriva à Liverpool (Grande-Bretagne) le 7 avril, fut affecté au paquebot Champollion le 21 décembre 1943. Mais, le 25 janvier 1944, il fut sanctionné pour « mauvaise volonté au service » et « débarqué pour indiscipline », avant de retrouver son poste de graisseur sur le Champollion à Alger.
Les auteurs résument ainsi la suite de son parcours :
« Sur le Carthage du 14 juin au 16 octobre 1944, il reçoit une nouvelle sanction le 27 juin pour absence irrégulière.
Du 17 au 25 octobre, il exerce au dépôt des équipages d'Oran puis sur l'Aisne du 26 octobre 1944 au 14 mars 1945.
Changeant de spécialité, il devient chauffeur du 23 mars au 29 mai 1945 à bord du transport frigorifique Forfait basé à Ajaccio.
Passager sur le paquebot mixte Hoggar, à partir du 10 juin 1945, il fait escale à Sète le 12 et débarque à Alger le 14 juin.
Marius Ousset est rayé des cadres le 20 mai 1949. »
Recherches complémentaires :
[Mise à jour : 22 août 2024]
Sources :