Jean, Hubert, Constant   BATAILLIE

Date de naissance :

26 mars 1919

Lieu de naissance :

Petite-Synthe (59 ) France

date de décès :

10 avril 2001

Lieu de décès :

Gassin (13) France

Ralliement :

3 août 1940 - France libre - ( Grande-Bretagne )

Matricules :

146C37, 2197FN40

Affectations :

Minerve, Junon, Morse

Grade atteint pendant la guerre :

Second maître radio

N° membre AFL :

18.320

3 mai 1937

Engagement : Marine nationale pour trois ans

3 mai 1937

Matelot sans spécialité

3 mai 1937   à   20 mai 1937

5ème Dépôt (Toulon)

20 mai 1937   à   1 octobre 1937

Rhin ( Navire école )

1 octobre 1937   à   1 janvier 1938

Océan ( Navire école )

1 janvier 1938

Matelot breveté élémentaire radio

1 janvier 1938   à   20 janvier 1938

Parc des docks

20 janvier 1938   à   31 mars 1940

Béarn ( Porte-avions )

1 juillet 1938

Quartier-maître de 2ème classe radio

31 mars 1940   à   19 juin 1940

Ecole des radios (Port-Louis)

3 mai 1940

Rengagement pour trois ans

19 juin 1940   à   3 juillet 1940

La Moqueuse ( Aviso dragueur )

3 août 1940

Ralliement France libre - ( Grande-Bretagne )

3 août 1940   à   21 mai 1943

Minerve ( Sous-marin )

8 août 1940

Quartier-maître de 1ère classe radio

1 octobre 1942

Second maître de 2ème classe radio

3 octobre 1942

Certificat d'aptitude à la navigation sous-marine

3 mai 1943

Rengagement pour quatre ans

21 mai 1943   à   1 novembre 1944

Junon ( Sous-marin )

1 octobre 1943

Second maître de 1ère classe radio

1 novembre 1944   à   10 mars 1945

Morse ( Sous-marin )

10 mars 1945   à   1 mai 1946

Base de la Clyde

Jean Bataillie a rallié la France libre le 5 août 1940. Le site Sous-mama.org donne des détails sur les circonstances de ce ralliement et la suite du parcours de Jean Bataillie.


« Jean Bataillie, né à Petite-Synthe le 26 mars 1919, élève de l'école des radios de la marine, à Port-Louis, près de Lorient, suivait les cours d'admissi­bilité au grade de second-maître quand les Allemands déclenchèrent leur offensive, le 10 mai 1940. Cinq semaines plus tard, les envahisseurs n'étaient pas loin de Lorient et l'école dispersa ses élèves.

Jean Bataillie monta à bord d'un aviso dont la construction n'était pas achevée, La Moqueuse, qui mettait le cap sur l'Angleterre. Elle atteignit Falmouth et se mit en attente. L'équipage et les passagers restèrent à bord jusqu'au 3 juillet. Ils furent alors débarqués et parqués dans un camp de toile à Aintree, près de Liverpool.
Invité à choisir entre le retour en France et l'engagement dans la marine anglaise ou celle de la France libre, Jean Bataillie opta pour cette dernière possibilité. Les F.N.F.L. formaient alors des équipages pour les sous-­marins qui s'étaient ralliés au général De Gaulle. Pressenti, Jean Bataillie accepta. Il fut affecté à la Minerve (5 août 1940 au 21 mai 1943), un des deux submersibles (l'autre était la Junon) qui, en grande révision à Cherbourg quand les Allemands approchèrent de cette place, étaient partis en remorque pour Plymouth, le 18 juin 1940.

[...]

 Affecté sur la Minerve, Jean Bataillie participa à seize missions, pour le compte de la 9éme flottille britannique à laquelle le sous-marin était rattaché.
Il resta à bord jusqu'en mai 1943, puis accomplit deux missions sur la Junon (21 mai 1943 au 1er novembre 1944). Du 1er novembre 1944 au 10 mars 1945, le quartier-maître radio Jean Bataillie passa sur le Morse, sous-marin britannique cédé aux F.N.F.L., Jean Bataillie termina sa carrière dans la Marine Nationale comme Premier Maître. »

Décorations, distinctions :

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Médaille militaire
  • Croix du combattant avec palmes
  • Croix du combattant volontaire de la Résistance
  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze

Sources :

  • Archives FdFL (AFL 18.320)
  • GR 16 P 37623 [non consulté]
  • Etat signalétique et des services
  • André BOUCHI-LAMONTAGNE, Historique des Forces navales françaises libres, t. 5, Mémorial
  • Site Sous-mama.org
  • Site francaislibres.net